24 mars 2000
LIVRE D’OR
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C’est ici
Commentaires
merci capitaine pour ces beaux voyages
Tu m'énerves
Yann, tu m'énerves.
T'as trop de bonnes idées
T'as trop de talents
Yann, tu m'énerves !
Troublant hommage
... de Nessy du fond de son lac:
http://nessy.canalblog.com/archives/2006/05/10/1851449.html
Bravo -Yann
OOOUUUAAAHHH...!
Extra -Pouh,là,là...j'aime beaucoup-
la façon simple, du dessin... un peu du dessin "créole"(?),naïf :la femme avec le mec à la banane... Les couleurs violentes,brutes,simples, aussi dans les contrastes... very good- le texte... aussi... très bon... merci pour toi... je retrouve un peu de mes cafetières rouillées dans tes dessins... ton cargo, il est très beau :il mériterait presque de faire un "plati" mirifique... ta tête...la tienne... l'aventure... superbe... tu es un personnage de BD.
Georges
Je suis fier de te connaître
Noooonnnn... pas platir ma tête ça doit faire trop mal ;-)
le cargo si tu veut ... de toute façon il prend l'eau :-p
merci beaucoup pour ce commentaire compère de rouille
@+
Yann
PS: pour les autres qui ne connaissent pas le travail de George
allez voir là:
http://lesplatis.over-blog.com/
Nouveau phare..
Yan, ton écriture me déroute, m'enlève tous mes repères, et comme c'est bon !
je te découvre par le biais de Coïtus, et
garderai ton carnet dans mes signets
Zoz... merci beaucoup
Hommages
Tu as un certain talent et même un talent certain...
Tu tiens le bon cap,
celui de l'accomplissement.
Après formes et couleurs,
je découvre cet autre talent.
merci pour ce partage de mots,
c'est succculent ! ;-)
bonne et heureuse...
Nous te souhaitons une année pleine d'inspiration !
LES MOTS DENSES (les mots dansent)
"Une goutte d'encre choit dans l'onde qui s'azure."
Décortiquons de plus près le minuscule événement à travers le prisme grossissant de la Plume...
L'art décrire, c'est l'or décrit par la mine et le plomb, c'est doser le sel, poser le mot, causer l'effet, ralentir d'un pas, avancer d'un pied, défaire le fil, mesurer le vers, vider la mer et remplir la mare.
Bref, changer le vers en soi en ver à soie et le faire valoir, puis changer le fer en foire, l'affaire en poire et finir par se désaltérer les poumons avec un grand verre de jus de pomme.
Revenons l'air de rien à la goutte d'encre qui au début de ce texte avait bleui l'eau... Garder le cap, retourner juste l'image et faire un sang avec cette ancre soudaine, la jeter par dessus bord, porter le voile, lever les yeux au ciel, ôter ses chaînes, briser les vagues puis se laisser emporter par le souffle du large. Écrire de la sorte c'est nécessairement tremper la plume, mouiller la poule et faire mousser le pont. Ce qui fait que le coq écume, que le vécu vaut l'écu et que l'écho fait la crête. Toujours conclure avec des enclumes : ça met de la neige dans la plume, de la brume dans la lune et du lustre dans l'astre.
Arrivé au terme de ce texte, vous remplissez une poire avec de l'eau salée, la pressez fort comme une citrouille afin d'en envoyer une bonne giclée dans l'oeil de celui qui vous écoute. Ébloui, il ouvrira grand la douche. Empoté comme une souche, mou comme un boulet, pâle comme l'éclair, il ne tombera jamais dans les os troubles. Les clichés pour la Plume sont des eaux claires, des fosses communes, des vrais pieux, des ratés par définition.
Sa bouche bée se fera fatalement bouée : vous sortirez sauf de ce fatras, vif de ce foin, sec de ce feu, fier de vous.
Raphaël Zacharie de Izarra
raphael.de-izarra@wanadoo.fr
bravo!
Coucou,
j'aime toujours autant ce que tu fais! c'est genial!
J'espères que tout va bien pour toi.
Bises
sandrine
LA PUISSANCE DE LA BEAUTE
Le spectacle de la beauté me rend meilleur, plus sensible, plus grand, moins médiocre, quelle qu'elle soit, de la moins évidente à la plus éclatante.
Du simple caillou -humble et parfait avec ses formes sommaires- au visage de la femme née avec les grâces de sa nature, la beauté me subjugue.
Alors que la laideur seule m'inspire pitié, dégoût, voire haine, la beauté qui s'affiche aux côtés de la laideur me rend indulgent envers cette dernière : ainsi la femme aux traits méprisables ne sera plus raillée si une créature l'accompagne. Certes je n'aurai d'yeux que pour le cygne, mais dans son ombre l'oiseau déplumé bénéficiera de ma clémence. En effet, je ne crache point au visage des laiderons lorsque dans leur proximité la vision d'un astre retient mon regard : la beauté adoucit mes moeurs.
La beauté me fait croire à des sommets, elle agit comme un coupe-faim : sous son empire j'oublie les trivialités de ce monde. Je ne songe plus aux soucis du lendemain mais prends conscience de mes ailes.
La preuve que la beauté est supérieure à la laideur, c'est qu'une femme sans attrait sera toujours moins courtisée qu'une femme vénusiaque. Sur l'échiquier de la Vérité, les dindes seront toujours rattrapées par les gazelles.
Mes frères les esthètes, toujours chérissez la beauté. Vous les beaux esprits voués aux causes supérieures, sachez chaque jour rendre hommage à la beauté et n'omettez jamais de durement châtier la laideur lorsque celle-ci vous offense. Giflez les laiderons qui à votre vue exposent leur misère sans pudeur ni remords, mais soyez moins sévères envers elles lorsqu'une beauté les accompagne, de la même manière que l'on est plus complaisant face aux grognements de la truie qui allaite : le spectacle touchant des porcelets fait un peu oublier la grossièreté de la génitrice.
Bref sachez que c'est la beauté et la beauté seule qui sauvera le monde, et non l'infirmité, la bêtise, la bassesse et la hideur.
Raphaël Zacharie de Izarra
voila qui est bien laid
au premier degre
haaaa
si tous les laids du monde pouvaient se donner la main, les bellatres auraient l'air bien con
MERCI.....
Un seul mot...
... ou plutôt une petite phrase à te laisser : quel bonheur de t'avoir retrouvé. Tes mots et tes images, Yann perdu en route.
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