CARGO

mes voyages immobiles

16 janvier 2006

Elle


Elle

Elle est là
Elle est là pour moi

Mal
Je n’ai plus mal
Ma douleur et immense

Je
Je tombe
Je tombe de mon être

Êtres
Pas d’êtres
Pas d’êtres de lumière

Vide
L’immense vide
L’immense vide de l’après

Après
Plus d’après
Et déjà plus d’avant

Néant




Texte Yann Le Rousic

Un texte pour évoquer ce qu’est pour moi l’Horreur
un CAUCHEMAR sur Paroles Plurielles
  http://coumarine2.canalblog.com/

Posté par ylrc à 16:42 - Trajets collectifs - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Que ceux qui m'aiment se rassurent...
Ce n'est pas un état d'âme... juste un cauchemar
imaginé, la peur panique devant la possibilité du Néant ...

Posté par yann, 16 janvier 2006 à 16:54

Ici, au coeur du vide, ni vent, ni ciel pour aviver la scintillation d'une pure absence.
La parole saisie jusqu'à tituber dans l'impatience de vivre à plein vertige...
Peu ou presque rien
Quand nul signe ne monte de l'abime
A peu près rien
Les cris du silence
Ici, la claire vacuité d'un vide sans cesse exagéré.
Traversés de lumières, nous, si faibles et prets à chuter...
Flux de folie, le silence nous assaille, montant de toutes parts.
Rien ou si peu
Je me tiens face à ce peu...
L'air, cette paroi illisilbe du dehors
A chaque pas nous butons contre l'air...
Rien ne vient jusqu'à nous, même si tout dans la distance nous appelle...
Souffle est au delà, au delà du rien, au delà des vents...
Au delà est au delà, et se batit contre vents et rien...
Mots à dire, mots à taire, pour que vivre soit, pour que mourir soit vivre ultime...
De vertige à chute, de silence à lumière...
Mourir, dans ce jour au delà des jours...

je m'arrête là, il y en a 140pages
( Yves Peyré, par delà vents et rien)

Posté par laouenanig, 16 janvier 2006 à 16:59

Il y a la panique de la chute, l’impression de néant
Mais à la fin, le mot

Posté par Bedo, 16 janvier 2006 à 18:30

né du néant

Merci à Bedo de souligner qu'à la fin de ton cauchemar,il y a le mot "né"!...
...qui existe aussi dans "Néant"... Né du rien, nous retournerons au rien. C'est logique. Mais avant, il nous faut tomber des nues et accepter l'idée que d'autres continueront à naître et à vivre, à respirer le soleil et la mer alors même que tous ces bonheurs-là nous seront à jamais confisqués. Cela me semble d'une injustice intolérable ( dont j'ai une parfaite conscience du ridicule!) et c'est cette image-là qui m'est inacceptable.

Posté par Angèle Paoli, 16 janvier 2006 à 19:11

Angèle.... Toi, la femme nourrie du souffle de tes aïeules, vois-tu que la vie se poursuit et s'amplifie et se donne et se passe...
Cette "fin" là serait "confiscation"? Injuste? Intolérable?
Beau sujet de dissertation....
;-)
Belle journée à vous touTEs!
:-))

Posté par lotus, 17 janvier 2006 à 09:00

La vie est un fil d’or, une transmission des aïeux aux descendants… un passage de mémoire et de tradition que chacun enrichit a sa mesure…

Mais nous tous seul dans notre boîte crânienne il va nous arriver quoi, le moment venu … Hein ?

La place est le rôle de la mort dans une communauté d’hommes est une chose …

Mais voir sa propre mort en face en est une autre.

Posté par Yann, 17 janvier 2006 à 09:10

certes

Ca dépend d'où on "regarde sa propre mort en face"!
On a le regard plus ou moins aiguisé!
On est plus ou moins dilué!
On est chacun différent...
Ah, là, là.... C'est ma vie, cette histoire... Il y a des lignes et des lignes à écrire!
;-)

Posté par lotus, 17 janvier 2006 à 10:01

...

Naître en ailes !
xx
sea you

Posté par F, 17 janvier 2006 à 19:44

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