CARGO

mes voyages immobiles

20 septembre 2006

Un songe sombre


Dans la trouble horde de nos nuits
Sous la lumière blafarde des loups
Un homme s’avance à pas de lune
Et hurle ses silences d’enfant sauvage
Au coeur du vacarme des tueurs d’astres
Pour lui, tout est clair et tout sombre

© Yann Le Rousic


Posté par ylrc à 11:37 - Voyages imaginaires - Commentaires [20] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

hein ?

Posté par aigreman, 20 septembre 2006 à 11:44

Heuu...
Si ça peut te rassurer je n’ai pas tout compris non plus...
8-p
mais parfois j’aime bien me laisser aller à l’automatisme des mots...
dés fois qu’un sens s’en dégage de façon autonome
là je ne sait trop...

Posté par yann, 20 septembre 2006 à 11:51

En fait ce texte est né d'une suggestion automatique générée par les mots d'Olwenn (encore elle ;-) ) ...
là:
http://enezenn.canalblog.com/archives/2006/09/20/2719487.html#

Posté par Yann, 20 septembre 2006 à 12:09

Et si…
Un sens sucré se crée
Sacré ça l’est
;-p

Posté par yann, 20 septembre 2006 à 12:19

>"Et si…
Un sens sucré se crée
Sacré ça l’est"

Tu tiens une super forme aujourd'hui:p

>"Pour lui, tout est clair et tout sombre"

pour lui tout éclaire et tousse, Ombre ?

Posté par OrbiiX, 20 septembre 2006 à 12:41

Ululement lunaire

hou le beau texte sauvage et tribal hors plates-bandes.

Posté par Olwenn, 20 septembre 2006 à 21:55

Parfois ao coeur de la nuit la pensée
retrouve sa douleur en plein soleil


J.Mambrino

Posté par tatihannah, 21 septembre 2006 à 01:05

Sans famille

A la traverse des rêves nocturnes
Le pèlerin suit le chemin invisible
Guidé par la lune et son éclat mauve

L'esprit du loup guide l'oreille
De l'aveugle au coeur aspirant
Vers les prairies d'une loi sans règle

Rien n'est clair là où tout sombre
Dans les pauvres saveurs de l'éblouissement
Rien ne coule plus dans la clarté

Posté par gmc, 21 septembre 2006 à 09:13

autoportrait

soit dit en passant, ton texte est un joli autoportrait, enfant sauvage, plutôt encourageant.

Posté par gmc, 21 septembre 2006 à 09:25

Merci Gmc...

et je vois aujourd'hui le sens de ce texte

Posté par Yann, 21 septembre 2006 à 09:29

En effet après relecture, j’y vois maintenant une métaphore sur l’artiste en quête d’éveil au milieu de la décomposition inévitable du monde.

Sombre et lumineux.

Posté par aigreman, 21 septembre 2006 à 09:44

Merci

Posté par yann, 21 septembre 2006 à 09:48

Il est tout clair pour moi et très beau !
La victoire du poète est d'être supris pas ses mots ;-)
Allez !!!!!!!!!

Loin, si loin dans la longue nuit des âges est né le chant,
Assourdi il hissait doucement les consciences balbutiantes
Vers ce regard, vers cette mémoire étrange de l’ailleurs.
Lentement ils mirent leurs pas à la frange du monde et du rêve.

Posté par Muskull, 21 septembre 2006 à 17:57

DIMMIR DRAUMAR

je mets le titre au pluriel dans la trad... je n'ai pas demandé de permission pour la faire, cette trad, mais le texte exigeait d'être mis en islandais et il lui va bien!

Posté par Ingivaldur, 22 septembre 2006 à 11:57

Puisque nos rêves nomades se croisent

Et quand les vents se lèvent sur les plaines de pierres
Que les lumières pleuvent sur l'immense désert
Le monde est une danse légère comme l'air
Ici il y a des hommes dont les itinéraires
Empruntent les chemins qu'autrefois leurs pères
Suivaient pour se rendre de la terre à la mer
Espérant que plus loin la ligne d'horizon
Donnerait aux aurores les couleurs des saisons
Comme dit le Grand Sage qui parle du destin
Les chemins nous inventent quels que soient les chemins

Posté par jef, 22 septembre 2006 à 14:00

juste ça

magnifique...
:)

Posté par feuilllle, 24 septembre 2006 à 12:19

Au pied du Mont Louvier

Dans la forêt de mémoire,
Sur la frontière oubliée,
A la croisée des trois chemins,
Sous les astres bientôt dévorés,
Le loup.

Hier encore prisonniers,
Ils ont gravi le mont :
Là-haut se trouve le passage
Pour les enfants sauvages.

Tout est ombre dans la lumière
Tout est clair dans la pénombre,
Le maître des lieux, immuable,
Les pousse à la transformation.

Pour se libérer des chaînes
Il faut mourir à soi-même
Mais comment trouver la force
De ne plus résister ? ;-)

Posté par katell, 13 octobre 2006 à 12:55

wahou !

Posté par yann, 13 octobre 2006 à 12:59

"Il nous faut mener double vie dans nos vies, double sang dans nos coeurs, la joie avec la peine, le rire avec les ombres, deux chevaux dans le même attelage, chacun tirant de son côté, à folle allure. Ainsi allons-nous, cavaliers sur un chemin de neige, cherchant la bonne foulée, cherchant la pensée juste, et la beauté parfois nous brûle, comme une branche basse giflant notre visage, et parfois la beauté nous mord, comme un loup merveilleux sautant à notre gorge."
(Christian Bobin, La folle allure, folio Gallimard, 1995)

Posté par katell, 14 octobre 2006 à 19:08

bobin

ah, j'aime Bobin, je ne le lis pas assez, à corriger illico (mais je lis Yann, beau naufrage, la beauté nous brûle) ! merci Katell !

Posté par Nessy, 15 octobre 2006 à 15:37

Poster un commentaire







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=51843&pid=2720499

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :