CARGO

mes voyages immobiles

22 septembre 2006

DIMMIR DRAUMAR


Yfir skuggfylkingu nátta

Blikar föl úlfanna týra
Þar gengur einfarinn mánaskrefum
Og æpir þögn sína villibarns
Í hringiðu gnýsins stjarnmorðingja
Honum orðið allt ljóst og allt dimmt.


Les poèmes ont la parole nomade
Ils voyagent, mutent et se transmutent
Leur sens danse sur les langues des hommes

Celui-ci à pris la route des îles du nord
Ingivaldur m’a fait l’immense honneur de le traduire en islandais


Posté par ylrc à 12:06 - Vents des glaces - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Trugarezh vraz va c'hoar !

Posté par yann, 22 septembre 2006 à 12:13

Ah! ben si vous parlez en étranger maintenant, comment je vais faire pour les vendre un jour ces poèmes ?
Ceci dit, quel bel hommage en effet que cette traduction ; étonnant voyageur !

Posté par Hélène, 22 septembre 2006 à 12:46

Cette langue est fascinante (presque pas bougé depuis le 13ème siècle !)et au visuel c'est superbe : le rythme de ton texte y est presque exprimé graphiquement. Quand au choix du texte en lui-même, il colle parfaitement à cette île aux sombres nuées, lumière éclatante aussi... Tectonique magique des mots ;-)

Posté par OrbiiX, 22 septembre 2006 à 12:50

Hou gast Hélène
"Trugarezh vraz va c'hoar !"
c'est pas de l'étranger, non de non :-D

Breton ou islandais on peut être une couleur étrange aux oreilles Gallaises... mais étranger ???
je ne vois pas... je n'ai pas ce mot-là dans mon dico.
;-)

Posté par Yann, 22 septembre 2006 à 12:52

Point de convergence

Le poème n'erre jamais dans la langue
Il caresse et courbe sa plastique

Il est le souffle qui donne vie aux mots
De la frigidité blafarde des concepts

Le poème s'exprime par la beauté du silence
Qui fait rayonner les espaces de splendeur

Il est la femme gémissante de plaisir
Sous les baisers torrides de l'amant

Sa ferveur contient la puissance du Féminin
Magnifiée par le regard ébloui de l'Homme

(amusant, fait ce matin à 9 heures)

Posté par gmc, 22 septembre 2006 à 13:17

re

Les poèmes ont la parole nomade
Ils n’appartiennent qu’à eux-mêmes
Rayonnants, libres et volages
:-)

Posté par yann, 22 septembre 2006 à 14:24

joli! j'aimerais bien entendre le son des mots!
:)

Posté par lapo, 22 septembre 2006 à 20:55

Etonnant...

...de voir de l'islandais sur ce site, même en connaissant bien le texte. Tu l'entendras un jour ou l'autre. OrbiiX a raison, ce texte va bien à l'islandais. Fort et sterne comme une conjuration, un sortilège. Bravo pout la v.o. et merci de publier la trad, même si les lecteurs y perdent leur latin...

Posté par Olwenn, 24 septembre 2006 à 00:06

trouble-sens

oui, les poemes sont des "troubles-sens", dans toutes les directions.
ils nous troublent par leurs significations diverses que les mots affleurent, et nos sens se troublent de leurs images poétiques.
sourire à toi Cargo
topjours le même plaisir a te visiter
:)

Posté par feuilllle, 24 septembre 2006 à 12:18

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