05 décembre 2006
Ceux des vents
la clairière murmurait d’un souffle tremblant de présences
Ceux des vents d’ici,
s’étaient assis tout autour du creux de l’arbre
et s’étaient mis à chanter l’apparence et la raison du vide
Ceux des vents d’ici,
savaient pleinement l’absence,
elle était là palpable dans la consistance de l’air,
elle était emplie de la substance
de ceux des vents
d’ailleurs.
© Yann Le Rousic
Commentaires
excellent.
à ton appréciation pour le dernier vers:
"d'ailleurs et d'ici" (c'est sans importance aucune)
ou plutôt "d'ici et d'ailleurs"
(mais c'est toujours sans importance)
Je me sens des plus proches de ceux des vents d'ici. Et Saint John Perse, derrière mon dos, acquiesce.
J'étais là, finalement, perché sur ton vieil ami mort, non loin de vous. Mais ma vue est perçante quand je suis Korbak ; dommage en revanche que je sois sourdingue (les ronflements de Tarvos, pire que les Pitolss au Marquee en juillet 76, m'ont flingués les tympans ;-))
Peace, amour, succès... Quoi d'autre ?
Pistols, pas Pitolss -quoi que...- ! Par les couilles de Belles et Buts !
Je n'y étais pas évidemment (au Marquee en 76), mais ça aussi c'est de l'histoire !
Et comme l'écrivait Grall :
"Les vents m'ont dit ..."
Ceux d'ici, ceux d'ailleurs, les noms des vents sont si beaux, porteurs de rêve.
Très beau texte qui m'a aidée pour la journée.
Merci Yann
Oui c'est un texte qui respire, où l'on respire mieux
Merci
Et un joli lien de parenté avec "alors, je te connais"... ;-)
Très beau.
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