16 juin 2008
Dans Tad
Rêve de nuit
dormant
d’un autre éveil
dans le ventre des songes
scandé
de la clarté sourde
de la transe du Plinn des vivants d’avant
mon Père
mon Père est là
devant
droit
il mène la danse
à contre mémoire
et moi
et lui
coude à coude
poings sérrés
à détourner nos sangs
à battre nos cœurs
et trembler notre sol
ensemble
ensemble dans la même lignée
d’interminables ancêtres
au nom de nos pas
et le père
et le fils
flottant à quelques vibrations
juste
au-dessus
des terres battues
de notre
Anaon
mon père
mon père danse
et chante
la chose qui est enfin dite
kan, kan, kan
va Zad
maintenant que je sais
le re-chant
celui qui donne
aux songes
le pouvoir de la danse
ma danse
mon héritage
ma fête
ma nuit
Yann Le Rousic
15 mai 2008
age...
pourquoi
donc
aurais
du savoir l’age de mes parents ?
ils
n’étaient pas Mortels
…
04 mai 2008
l'aube...
Un jour ou l’autre
Si la vie s’est conjuguée à deux
On se
retrouve malgré les dieux,
l’un ou
l’autre,
devant le temps qui se dérobe
seul à
attendre
l'aube
Yann Le Rousic
10 février 2008
ça soulage
Arracher de rage
La page des âges
Ce n’est pas sage
Mais ça soulage
Yann Le Rousic
09 février 2008
chemin
Pavé de pierre de terre ou de pixels
le chemin nous invente
et c’est au tournant des rencontres
que l'érance se fait voyage
Yann Le Rousic
02 février 2008
Certitudes
dans la nuit des certitudes
les Anges étonnés
écoutaient le silence éloquent
des hommes endormis de confiance
ce monde ci avait perdu
conscience
Yann Le Rousic
31 janvier 2008
entre deux
je vis entre deux mondes
en équilibre précaire
entre rêve et matière
je vis entre deux autres
à la frontière de l’un
à la lisière de l’être
Yann Le Rousic
29 janvier 2008
Ganesh m’a dit
Ganesh m’a dit
Ne tue pas le temps
Mais remonte-le
Ganesh m’a dit
Change de route
Mais garde ton chemin
Ganesh m’a dit
Ne change pas de vie
Mais change la vie
Yann Le Rousic
Evit Öddi ha Olöf
27 janvier 2008
l'instant où
c'est précisément quand le blanc s'efface
à l'instant où le noir emplit la feuille
que l’on sort du sombre
Yann Le Rousic
Evit Jahida
Canal
tu t’éloignais sur l'eau
dans
des reflets d’espoir
au matin d’un canal
et au mitan du soir
ton ombre à contre-nuit
s’estompa dans le jour qui tombait
Yann Le Rousic
Evit Laouen














