04 avril 2007
Rêves de mains
Dans une douce vallée de chair
Pris dans un filet de dentelle
Une main faisait des rêves d’alpiniste
© Yann Le Rousic
05 juillet 2006
Mon p’tit bout
À quoi tu joue
Mon p’tit bout
Je te sens là debout
Qui trépignes et qui bous
Sacré voyou
Tu te voudrais sans tabou
Mais tu vois bien qu’il dort le minou
©Texte Yann Le Rousic
24 mars 2006
Ma tendre rousse
Ma mie, ma douce
Ma tendre rousse
Si souvent je te trousse
C’est pour cette lumière qui pousse
Sur ta belle frimousse
©Texte Yann Le Rousic
22 mars 2006
hauts-fonds
Me noyant de ta houle
tes vagues saoules
me coulent
ivre d’immersion
dans tes féconds
hauts-fonds
©Texte Yann Le Rousic
09 mars 2006
à dessein
Je contourne à dessein le dessin de tes seins
Ma bouche les touche en effleurements de mouches
Puis descend en glissant vers l’indécent moment
Elle butine la cyprines en tes intimes étamines
Et baise fort aise les braises de ta belle fournaise
©Texte Yann Le Rousic
13 janvier 2006
En la république de ton corps
Le corps étranger
Immigrant de mes pulsions
Me revoici clandestin de tes désirs
Oublieux des frontières
Je te demande pour terre
Enfin
Tu m’accordes l’asile
Au creux de ta chaude nation
Et tu me fait
Citoyens de plaisir
Libre
En la république de ton corps
Texte Yann Le Rousic
11 janvier 2006
Dentelle
Une petite dentelle de chair en bas dans ta prairie marine
une petite dentelle que je hume, que je caresse, que je j’honore
mais que je n’ose regarder
Texte Yann Le Rousic
09 janvier 2006
Amour digital
Au bout de mes doigts
Le frémissement de ta main
Texte Yann Le Rousic
pour le site de création collective "Coïtus impromptus"
http://coeficiencenet.typepad.com/colectivo/
19 août 2005
Cul-plat Rap
ultime secousse me pousse du taxi-brousse
je largue les amarres dans ce bar de Dakar
la trop belle et cruelle gazelle m’interpelle
cul-ventilateur, coup au cœur, même pas peur
la Mandingue sans fringues me rend dingue
m’offre sa mangue qui tangue sur ma langue
sans pudeur j’apprends par cœur ses odeurs
sur sa douce savane ma banane se pavane
pas fourbe, je m’embourbe dans ses courbes
je professe milles tendresse sur ses fesses
bois d’ébène m’emmène, se déchaîne
à la ramasse, dans la case, c’est l’extase
fini, cul-plat affalé, raplapla sur les draps
demain, j’appareille au réveil sans oseille
mais revoir sa peau noire j’veux y croire
Texte Yann Le Rousic














