19 août 2005
Cul-plat Rap
ultime secousse me pousse du taxi-brousse
je largue les amarres dans ce bar de Dakar
la trop belle et cruelle gazelle m’interpelle
cul-ventilateur, coup au cœur, même pas peur
la Mandingue sans fringues me rend dingue
m’offre sa mangue qui tangue sur ma langue
sans pudeur j’apprends par cœur ses odeurs
sur sa douce savane ma banane se pavane
pas fourbe, je m’embourbe dans ses courbes
je professe milles tendresse sur ses fesses
bois d’ébène m’emmène, se déchaîne
à la ramasse, dans la case, c’est l’extase
fini, cul-plat affalé, raplapla sur les draps
demain, j’appareille au réveil sans oseille
mais revoir sa peau noire j’veux y croire
Texte Yann Le Rousic
Publicité
Commentaires
F
L