CARGO

mes voyages immobiles

05 février 2008

à l'encre (2)



une version son de ça "à l'encre"

Yann Le Rousic




Posté par ylrc à 10:57 - Voyages imaginaires - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

WHAAAAAA !!!

putain, ça remue le ventre

bravo !
et merci pour ce Cargo qui nous secoue les tripes même par temps calme.

Morgan
(de Brest)

Posté par Morgan, 05 février 2008 à 11:54

ANCRE

Ce texte est une ancre.
Plus encore, un quai. Un coeur.
Merci.

Posté par Ólöf, 05 février 2008 à 12:00

mersi vraz

Posté par yann, 05 février 2008 à 12:10

BORDEE DE JUPONS

Gerber l'encre noire du poulpe
La voir comme celle du beau voyage
Qui s'achève sur un rocher désolé
Mais pas triste
Chacun se choisit ses croisières sanguinaires
Exploration de tumultes
Grands comme une explosion de gravillons
Au passage de l'Orient-Express
Depuis longtemps l'ancre est gerbée
Elle attend que reviennent
Les goélettes aventureuses
Et les marins en goguette

Posté par gmc, 05 février 2008 à 13:46

Ca craint!!!

Posté par itronH, 05 février 2008 à 21:24

ça craint ???
oui chère Dame H, c'est glauque...
Brest la détruite ... l'âme orpheline des matelots ... l'acool, les Dames du port de commerce , seuls refuges, seuls confidents des marins a quai ... et le souvenir des disparus...
oui, ça craint...
c'est la Mytologie et l'histoire du prolétaria des odeurs de fuel et de la rouille....
connaissez vous Brest ?
connaissez vous Duquerque, Le Havre, Cork, Liverpool
connaissez vous les ports et les Marins ?
oui, ça craint mais c'est du partimoine culturel aussi....

Posté par Yann, 06 février 2008 à 09:16

Je me reprends (ayant effacé par malchance le message que j'étais en train d'écrire). "Ca craint" est une expression que nous avons en commun avec cette bonne dameO pour exprimer notre admiration pour certaines choses. Je pensais que vous vous y étiez accoutumé, c'est pourquoi je m'étais permis de l'employer ici.
J'aime beaucoup Brest, et ma petite soeur envisageant d'y aller faire ses études de médecine l'an prochain, je me réjouis fort. Il fut une époque où j'y allai quelque peu: il faisait toujours beau, j'étais bien accueillie en somme.Le mieux c'était les ballades sur le quai, où on trouve au moins un très bon pub à bonnes sessions, d'excellents grafs, et un paysage d'une franchise à vous dégouter pour de bon de Rennes, si ce n'avait déjà été fait depuis longtemps, en ce qui me concerne. Là, j'aime bien m'expliquer avec vous, c'est toujours sympa et intéressant.
Hommages

Posté par ItronH, 06 février 2008 à 12:20

J'adore le texte, les références aux héros de mes étagères lèvent tous le doigt pour crier "présent", Jack london, John Barleycorn, Maltesse.
J'y retrouve l'odeur d'huile, j'y entends le grincement des scies dans la musique des hangars et le lancinant de la musique rend bien l'atmosphère.
Je frémis aux vapeurs de l'alcool que tes images vomissent.

Cependant, la mise en voix mérite d'être reprise. Telle que la diction est enregistrée, je trouve qu'elle ne porte pas le texte, mais l'écrase plutôt.

Peut être un peu scolaire.

Bisous

Posté par Aline, 06 février 2008 à 13:45

Oups!,
Dame H, désolé !
j'ai pris le "ça craint" au premier degré...
et comme je suis Léonard je suis un peut susceptible ;)
pardonnez donc ma méprise, chère Dame H...
et sachez que j'ai aussi toujours grand plaisir a deviser avec vous, même quand je fait mon Renard hargneux :)

Aline , tes visites me font toujours un grand plaisir...
je sait que ces textes qui sentent la rouille et l'alcool te touchent particulièrement...
pour la mise en bouche du texte je ne sait pas, tu as peut être raison... je le sentait comme ça
... et au delà de ça, seul avec mes bidouilles, je ne sait faire plus...
mais en effect, il me faudrait peut être un "coach" de paroles...
j'en toucherais deux mots à des amis comédiens....


merci a tous et toutes

Posté par yann, 06 février 2008 à 14:32

J'écoute à nouveau

Laisse comme ça, tu le dis si bien ce poème... Quand sur les derniers mots un frisson me traverse, quand sur la première phrase ta voix est si douce, il y a tant et tant d'entre-deux!

Pour reprendre ce que dis Aline, il y a différentes manières d'entendre la poésie et les textes en général. On suit l'histoire et le sens ou on se laisse prendre dans la sonorité. Ce que j'apprécie particulièrement chez toi, c'est le talent avec lequel tu associes le sens et les sens... Ce qui fait qu'au bout d'une instant, je ne sais plus qui m'emporte, les mots, leur sonorité, ou... tout ce que tu es....????

Merci, cher Yann

Posté par Joelle, 06 février 2008 à 15:19

je pleure...

merci, merci, merci

Posté par Yann, 06 février 2008 à 15:26

Ouais, et en plus, moi, je sais bien que Xavier c'est Xav, ou Xavier Grall, en plus si il y a le beau Corto dans l'affaire je crois que je vais aller ruziañ ma botoù un de ces jours à Brest, moi. Alors, vous voyez que j'aime vraiment votre poème, na!

Posté par ItronH, 06 février 2008 à 15:52

Ya!

Hou sacrin, je confirme le dire de ma commère Dame H, sacrin, c'est le nec plus ultra!

Pour moi ce poème est une porte qui s'est ouverte en 2006, c'est celui qui a initié (ignité) enezenn et les bricoles

Moi je trouve que ta manière de le dire lui sied à merveille

Brest ha Bro-Leon, here we come!

Posté par Ólöf, 06 février 2008 à 17:23

On s'y croirait !

On y est dans les bas fonds de Recouvrance, d'Amsterdam ou d'ailleurs !
De Brel à Mc Orlan en passant par Prevert tout y passe et c'est super.
Continu c'est très beau (comme l'ensemble de tes poèmes).

Posté par sylda, 22 février 2008 à 00:05

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